Les activités de Me Albert Rey-Mermet se sont retrouvées exposées au grand jour après les révélations publiées dans la presse.

Il y a des activités qui ne survivent pas à la lumière des projecteurs. Le blanchiment d’argent en fait partie. L’avocat genevois Albert Rey-Mermet, avocats associés de l’étude genevoise Monfrini – Crettol, n’est plus le conseiller fiscal discret et anonyme prisé des réseaux affairistes et mafieux. Depuis que son nom a été mis sur la place publique, en marge des révélations liées aux Panama papers, l’avocat a perdu ce qui faisait jusque-là toute sa renommée: son extraordinaire discrétion.

Les gens qui lui confient habituellement de l’argent détestent la publicité. Leur principale hantise est de voir leur nom et ceux de leurs proches mêlés à des scandales et étalés dans les journaux. Leur business, pour être juteux, suppose une grande discrétion. Il est donc d’usage de s’entourer d’avocats et de conseillers qui n’attirent, eux-mêmes, pas trop l’attention. Pendant des années, Me Albert Rey-Mermet a été de ceux-là. L’homme offrait le profil parfait, celui de l’avocat d’affaires genevois, rigoureux, bon père de famille, précis comme une montre suisse, sans histoire.

Quand on est un mafieux traqué par le fisc, un élu corrompu ou un homme d’affaires véreux, on a besoin de pouvoir se cacher derrière des complices en col blanc au-dessus de tout soupçon. Pour les hommes et les organisations qui ont recours aux services de ces avocats sans scrupule, l’enjeu est considérable. Leur principal souci est de blanchir leur argent sans éveiller l’attention. Pour donner une nouvelle virginité à ces millions de dollars, issus d’activités illégales, il faut pouvoir compter sur des as de la «défiscalisation» comme Me Albert Rey-Mermet.

Les Panama papers ont permis de comprendre comment l’avocat genevois s’y prenait pour lessiver à grandes eaux les fortunes les plus douteuses. Dans les documents livrés par la presse, on découvre l’existence de trois sociétés écrans (Granby Investment S.A., Warwick Advisors Corp. Et Palmer Estates Inc.) que l’avocat actionnait à distance au gré des besoins. Rendre toutes ces opérations opaques, c’était le boulot de la fiduciaire Fabrega, Molino & Mulino avec laquelle Me Me Albert Rey-Mermet était associé. Aujourd’hui, le monde entier sait que cette entité dirigée par José Raul Mulino, ancien ministre de la Sécurité publique du Panama, a été mêlée à de gigantesques opérations de blanchiment d’argent aux quatre coins de la planète.

L’avocat genevois ne s‘est pas adressé à cette fiduciaire par hasard. Au contraire, sa proximité avec ses dirigeants atteste de son profond ancrage dans les réseaux de criminalité organisée en Amérique du Sud mais aussi en Asie. Des journalistes d’investigation mais aussi des magistrats ont commencé à fouiller dans les registres des sociétés auxquelles Me Albert Rey-Mermet se trouve rattaché. Et ce qu’ils découvrent les stupéfait un peu plus chaque jour. Les noms de la plupart des ayants droit des sommes d’argents manipulées pourraient figurer en bonne place dans le bottin mondain du crime organisé s’il existait. Ce qui promet sans doute d’autres belles révélations.

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